Qu'est-ce que la BAN ?
La Base Adresse Nationale (BAN) est le référentiel officiel des adresses postales en France. Elle recense plus de 26 millions d'adresses géolocalisées (chiffre Etalab 2024, en progression continue) : chaque numéro de rue, hameau, lieu-dit, avec pour chacune les coordonnées GPS correspondantes et le code INSEE de la commune.
Elle est accessible librement, sans clé d'authentification, via l'API adresse.data.gouv.fr. Taper une adresse dans l'interface de recherche et obtenir en retour une latitude, une longitude et un code INSEE prend moins d'une seconde.
C'est la brique la moins visible du dispositif IMO. C'est aussi la plus fondatrice : sans elle, aucun des autres datasets ne peut être interrogé.
Qui produit cette donnée ?
La BAN est une production mutualisée entre plusieurs acteurs publics :
- IGN (Institut National de l'Information Géographique et Forestière) — référentiel géographique de base
- DGFiP — données fiscales d'adressage cadastral
- La Poste — base d'adresses postales actives
- Etalab — coordination de l'open data gouvernemental et hébergement de l'API
- Collectivités locales — corrections et enrichissements via les Bases Adresses Locales (BAL), de plus en plus nombreuses depuis 2019
La contribution des communes via leurs BAL a sensiblement amélioré la couverture des zones rurales et des nouvelles constructions depuis 2020. L'API se met à jour quotidiennement à partir de ces flux consolidés.
Que se passe-t-il quand vous tapez une adresse dans IMO ?
Lorsque vous saisissez « 12 rue des Lilas, Lyon », IMO envoie cette chaîne de texte à l'API BAN. L'API retourne en quelques dizaines de millisecondes :
- les coordonnées GPS (latitude, longitude) — ici, un point précis dans le 8ᵉ arrondissement de Lyon
- le code INSEE de la commune — ici,
69388(Lyon 8ème) - le code postal et le libellé normalisé de la commune
Ce code INSEE devient la clé universelle pour interroger tous les autres datasets :
| Dataset | Clé utilisée |
|---|---|
| DVF (transactions) | code_commune |
| Carte des loyers ANIL | INSEE_C |
| DPE ADEME | code_insee_ban |
| Géorisques | code_insee |
| INSEE démographie | code_commune |
Sans ce code INSEE fiable, tiré d'un référentiel officiel, IMO ne peut pas relier votre adresse à ses données de marché. Un géocodeur tiers (Google Maps, par exemple) retourne des coordonnées, mais pas nécessairement le code INSEE au sens DGFiP — et c'est ce code qui pilote les fichiers DVF et ANIL.
Quelle couverture, quelle fraîcheur ?
La couverture est la France entière, métropole et DOM. Les adresses des grandes villes sont exhaustives depuis plusieurs années. Les zones rurales et les nouvelles constructions bénéficient d'une couverture croissante au fil de l'adoption des BAL par les communes — un processus encouragé mais non encore universellement terminé.
La fraîcheur est bonne pour les adresses établies : la base est consolidée quotidiennement. Pour les adresses récentes — un lotissement livré il y a six mois, une résidence dont la numérotation vient d'être attribuée — un délai de quelques semaines à quelques mois est à anticiper.
Deux limites à garder en tête
1. Les adresses récentes peuvent être absentes ou approximatives
Une construction neuve dont l'adresse n'a pas encore été intégrée par la commune dans sa BAL retourne soit aucun résultat, soit un résultat rattaché à la voie plutôt qu'au numéro précis. Le géocodage reste alors à la rue, pas au bâtiment.
IMO gère ce cas en affichant à l'utilisateur l'adresse normalisée telle que retournée par la BAN avant de lancer les calculs — pour validation explicite avant tout engagement.
2. Les ambiguïtés d'adresse nécessitent une confirmation
Plusieurs communes françaises comptent une « rue de la Paix » ou un « chemin des Vignes ». Si la saisie est incomplète ou si deux adresses proches ont des libellés similaires, l'API retourne plusieurs résultats classés par score de confiance. L'utilisateur doit sélectionner le bon.
Cette ambiguïté reflète la réalité de l'adressage postal français, pas une faiblesse de la BAN. IMO présente les résultats ambigus sous forme de liste déroulante plutôt que de choisir silencieusement pour vous.
Comment IMO s'en sert ?
La BAN est le point d'entrée de chaque analyse
Toute session d'analyse dans IMO — Module 1 (ville), Module 2 (marché de zone), Module 3 (bien précis, à paraître) — commence par un appel à l'API BAN. Sans cet appel, il n'y a pas de code INSEE. Et sans code INSEE :
- pas de transactions DVF
- pas de loyer ANIL
- pas de DPE
- pas de risques Géorisques
- pas de données démographiques INSEE
Le code INSEE structure tout le pipeline de données
Le code INSEE retourné par la BAN est propagé à chaque requête en aval. C'est lui qui garantit la cohérence : le même territoire est interrogé dans les DVF, dans la carte des loyers et dans la base DPE. Pas trois définitions légèrement différentes de « Bordeaux ».
Géocodage GPS pour le Module Bien (à paraître)
Le Module 3 utilisera les coordonnées GPS retournées par la BAN pour interroger l'API Géorisques à la parcelle précise, identifier les comparables DVF du secteur, et afficher sa position sur la carte du Module 2.
Sources
- Base Adresse Nationale — adresse.data.gouv.fr
- Documentation API — api-adresse.data.gouv.fr
- Programme Bases Adresses Locales — Etalab
- Statistiques BAN en temps réel — adresse.data.gouv.fr
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Pour aller plus loin : la méthode IMO en 3 étapes et un rapport de ville en exemple, Saint-Étienne.
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